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La bosse des maths est un mythe !

jeudi 14 avril 2011

La bosse des maths : stop aux idées reçues !

Le neurologue allemand, Franz Joseph Gall inventa la théorie de la phrénologie. Cette dernière tient compte des bosses qui se forment au niveau du cerveau, et qui vont déterminer les capacités intellectuelles de chacun. Ainsi, il en a conclu que les personnes qui avaient une excroissance crânienne étaient de fins calculateurs, et avaient des aptitudes innées en ce qui concerne les chiffres. C’est ainsi que le terme « bosse des maths » est né. Pourtant, sa théorie fut réfutée par d’autres expériences contemporaines. En effet, lorsque le cerveau est soumis à un calcul, les deux hémisphères travaillent ensemble pour permettre de résoudre le problème.

Certes, la passion pour les maths joue un rôle, mais il est incongru de penser que réussir en maths nécessite des gènes prédisposés. Des chercheurs français ont étudié le cerveau d’un surdoué en maths, Rudiger Gramm. Ils ont en conclu qu’aucune zone en particulier n’était sollicitée, mais c’était un travail commun de toutes les « bosses » du cerveau. Le Dr Stanislas Dehaene affirme que tous les hommes ont des prédispositions naturelles pour le calcul, mais qu’il faut ensuite bien organiser les connaissances, afin d’être un crack en maths.

Réussir en maths : les conseils d’un expert

Michel Vigier, fondateur de l’Association pour la prévention de l’innumérisme, estime que tous les élèves français peuvent atteindre un niveau correct en maths à condition d’adopter une nouvelle méthode d’apprentissage. Les cours magistraux ne conviennent plus aux élèves d’aujourd’hui, il est donc nécessaire d’être plus proactifs et augmenter les capacités d’abstraction chez les jeunes. Le système d’éducation n’est pas adapté : il conseille donc de commencer l’apprentissage des maths, par la proportionnalité. Des expériences menées sur une classe de SEGPA (élèves ayant des difficultés en calcul) ont démontré que l’utilisation du tableau de proportionnalité était d’une grande aide.

Normalement, à la fin du collège, chaque élève devrait arriver au niveau du socle commun : ils devraient maîtriser les bases du calcul et les résolutions d’équations. La France est très en retard, par rapport à ses voisins européens : en effet, la Finlande ne compte que 1,1 % d’élèves ayant des difficultés en maths, contre 8,4 % dans l’hexagone. De plus, contrairement à la littérature, les maths s’apprennent étapes par étapes, et la transition se passe en douceur. Quant à la question des cracks en maths, le spécialiste conclut que ces élèves n’ont pas de « bosse en maths », mais des capacités de travail supérieures à la moyenne. Néanmoins, la phobie des maths existe bel et bien, et certains ont besoin d’une aide personnalisée.

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