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La commission européenne veut résoudre le problème de décrochage scolaire

lundi 7 février 2011

Le décrochage scolaire, la cause primaire de l’exclusion sociale

Outre la lutte contre le réchauffement climatique et les difficultés d’accès aux soins des citoyens, la scolarisation est également un domaine attirant l’attention de la Commission Européenne. Au cœur de ce domaine, le phénomène de décrochage scolaire fait partie des problèmes que l’institution désire résoudre dans un délai relativement court. Le taux moyen de décrochage scolaire est actuellement de 14,4 % dans les 27 États membres de l’Union Européenne. Des taux de décrochage scolaire, supérieurs à 30 %, sont relevés dans des pays comme l’Espagne, Malte et le Portugal.

Chaque année, 6 millions de jeunes, âgés de 18 à 24 ans quittent le domaine de l’éducation, sans suivre une formation professionnelle. Le comble dans tout cela, c’est que ces jeunes renonçant au système scolaire n’ont, pour la plupart, qu’un niveau équivalent au brevet des collèges. Les raisons du décrochage scolaire peuvent être des problèmes familiaux, des soucis financiers, un manque de motivation, un manque d’appui de la part des parents et des enseignants ou encore des soucis d’ordre personnels. Selon la Commission Européenne, ces jeunes, quittant prématurément l’école, sont davantage menacés par le chômage, par la pauvreté, par la difficulté d’accès aux soins et même, par l’exclusion sociale.

Le décrochage scolaire, les solutions proposées par la Commission européenne

Au cœur de sa stratégie Europe 2020, la Commission Européenne souhaite faire passer le taux de 14,5 % de décrochage scolaire actuel à moins de 10 %, d’ici 2020. Actuellement, des pays tels que la Finlande, l’Autriche, la Pologne, la Slovaquie, la Lituanie, la République tchèque et la Slovénie affichent déjà un taux de décrochage scolaire supérieur ou égal à 10 %. Pour aboutir à ses fins, la Commission Européenne compte prévenir les situations à même de conduire les enfants au décrochage scolaire. L’institution compte, entre autres, promouvoir les organismes de soutien scolaire, en vue de garantir une assistance intellectuelle et morale sérieuse et régulière aux enfants.

La Commission Européenne souhaite aussi mettre en place des classes additives dans les écoles pour les enfants souhaitant reprendre l’école, et des centres de formation professionnelle pour les jeunes de plus de 21 ans. Pour faire comprendre au public l’importance d’une telle initiative, Androulla Vassiliou, commissaire européenne chargée de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse, affirme que le nombre de jeunes ayant de bonne qualifications augmenterait d’un demi-million, à chaque fois que le taux de décrochage scolaire est réduit de 1 %. Les ministres de l’Éducation des 27 États membres de l’UE débattront sur les propositions de la Commission Européenne, du 2 au 4 mai, à Bruxelles, avant d’y donner suite.

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