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La dysgraphie ou le trouble de l’écriture.

mardi 23 février 2010

Les manifestations de la dysgraphie

Certains enfants peuvent être dysgraphiques, c’est-à-dire qu’ils montrent des difficultés pour écrire. Les enfants dysgraphiques présentent les premiers signes révélateurs dès la maternelle mais c’est seulement à partir de 7 ou 8 ans qu’un diagnostic peut être proposé, lorsqu’ils sont en âge de reproduire des « écritures cursives ». Le dysgraphique présente des difficultés pour reproduire les courbes et conduire un trait. Son écriture n’est pas du tout harmonieuse, les lettres sont mal formées, les espacements sont irréguliers… Les séances de dessin et de coloriage le rebute. Néanmoins, la dysgraphie n’est pas la manifestation d’une déficience intellectuelle ou d’une malformation.

Il existe plusieurs sortes de dysgraphies, elles ont toutes comme point commun de se manifester par une grande difficulté à l’écriture. En l’occurrence, une dysgraphie raide se traduit par une écriture crispée et anguleuse. Une dysgraphie molle se caractérise par le relâchement du tracé, la taille des lettres étant irrégulière donnant une impression de laisser-aller. Une dysgraphie lente est, quant à elle, la manifestation d’un perfectionnisme, nécessitant un effort épuisant. La dysgraphie impulsive au contraire, se traduit par des tracés précipités, sans aucune précision ni organisation. Dans tous les cas, la dysgraphie affecte lourdement la scolarité de l’élève. Ce trouble l’empêchant de suivre correctement ses camarades de classe, il perd confiance en lui.

Les causes de la dysgraphie et les solutions

La dysgraphie n’est pas liée à une déficience intellectuelle ni à une malformation, et ses raisons peuvent être multiples. Elle peut résulter d’un problème de latéralité. Certaines parties du corps peuvent dominer sur d’autres : oreille, œil, pied, main, hémisphère cérébral… Il se peut aussi que la maturité fasse défaut lors de l’apprentissage, le poignet ne pouvant reproduire les bons gestes qu’à un certain moment pour chaque enfant. La mauvaise posture et la tenue inadéquate de l’outil scripteur peuvent également aboutir à une dysgraphie. Ce pourrait aussi être la manifestation d’une lacune lors de l’apprentissage de l’écriture, notamment en motricité fine, en langage, en coordination oculomotrice….

Quand les signes apparaissent, le diagnostic d’un grapho-thérapeute est nécessaire puisque la dysgraphie peut, en outre, accompagner la dyslexie, la dyspraxie, la précocité ou provenir d’un trouble psychologique ou d’un traumatisme. Des séries de tests sont effectuées définissant le type de dysgraphie dont l’enfant souffre. Si l’enfant accepte, il suivra une rééducation, de l’ordre d’une séance de 40 mn par semaine pendant un an. Les techniques utilisées dépendent de l’âge et des affinités de l’enfant. Elles peuvent consister notamment en des exercices de motricité, du brain-gym, des exercices de relaxation, des exercices grapho-moteurs, des jeux d’adresse, des jeux de mémorisation auditive et visuelle, des exercices de calligraphie, etc.

  • Le 24 novembre 2011 à 09:48, par ajupouet

    Bon article.

    Vous oubliez juste de préciser que la dysgraphie est prise en charge par les rééducateurs en écriture, sous forme de séances en cabinet. En quelques séances 6 à 8 typiquement, le problème doit être résolu pour peu que les exercices demandés soient faits (sauf handicap grave, naturellement)

    Cordialement
    www.sos-ecriture.fr

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