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La pédagogie de Freinet : une méthode d’apprentissage et non un formatage intellectuel

lundi 13 février 2012

La pédagogie Freinet : son origine

L’origine de la pédagogie Freinet remonte à 1922. Lors d’une visite à l’école d’Altona, Freinet, encore instituteur à Bar-sur-Loup était à la fois très étonné et intéressé par la manière dont fonctionnait l’établissement : sans discipline ni autorité, c’était la liberté parfaite. Il s’est alors inspiré de cette constatation pour créer sa propre méthode qui insiste surtout sur la liberté des enfants : rédaction de texte libre, dessin libre, journal scolaire, etc. En 1924, l’instituteur a décidé de faire un recueil des textes libres rédigés et imprimés par les enfants eux-mêmes. Après en avoir analysé le fond et la forme, Freinet a débouché sur la conclusion selon laquelle la libre expression permet aux élèves de s’épanouir plus efficacement.

Le contenu de la pédagogie Freinet

La pédagogie Freinet met en valeur surtout la participation de l’élève. De ce fait, il met au centre du débat la notion d’affectivité. Celle-ci est pour lui d’une importance primordiale, les élèves ne sont pas que devoirs, leçons et tâches, d’après ses dires. Il faut se rendre compte qu’une personne, c’est avant tout une émotion, de ce fait, la sensibilité joue un rôle non négligeable dans le développement cognitif de l’enfant. En outre, l’instituteur met aussi l’accent sur l’importance de l’expression et de la création, il a même fini par mettre en place un système visant à faire participer les enfants durant les cours, en leur donnant la parole par exemple. Les pratiques pédagogiques telles que la création d’un journal scolaire, l’élaboration d’un exposé ou même la rédaction d’un journal de vie sont aussi fortement conseillées selon le pédagogue.

Les responsabilités de l’enseignant

Le rôle principal de l’enseignant est d’encourager les enfants à atteindre leurs objectifs. Il doit alors laisser l’enfant faire l’expérience afin qu’il puisse découvrir par lui-même la bonne voie à suivre. Conformément à la théorie du tâtonnement expérimental, en aucun cas, l’enseignant ne doit prendre des mesures répressives à l’égard de l’enfant. D’après cette théorie, l’enfant est naturellement expérimentateur. Sa vie est surtout marquée par une succession d’essais et d’erreurs, et plus l’acte se répète, et plus il s’autocorrige. Les échecs ne doivent pas être pris comme tels au sens propre du terme, d’après Freinet, il s’agit plutôt d’une étape qui mène vers le succès. En se rendant compte que la voie empruntée est fausse, l’enfant, spontanément, va essayer une autre approche pour atteindre son objectif.

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