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Le daltonisme et la scolarité

mardi 16 août 2011

Le daltonisme en bref

Le daltonisme n’est pas une maladie, mais une mauvaise perception des couleurs de à l’absence ou à l’altération de l’un ou de plusieurs des 3 pigments devant normalement être présents dans les cellules coniques de la rétine, responsables de la vision du jour. Le daltonien tient de ses parents à travers la présence d’un gène récessif ou non. Si un œil normal peut distinguer 1 500 nuances de couleurs environ, celui d’un enfant daltonien, selon les pigments absents ou altérés, ne voit que certaines d’entre elles, ou en confond ou n’en perçoit pas du tout. On distingue notamment les dichromates qui ne perçoivent que deux couleurs, les trichromates anormaux dont les trois pigments rouge, vert et bleu sont présents, mais ne fonctionnent pas normalement et les monochromates qui ne perçoivent aucune couleur.

Le daltonisme peut-il être détecté assez tôt ?

Chez l’enfant, le daltonisme peut passer totalement inaperçu, pouvant même rester non détecté jusqu’à l’âge adulte. Pourtant, sa scolarité peut être perturbée si l’anomalie n’est pas repérée assez tôt. Il est aujourd’hui possible d’identifier dès son plus jeune âge si un enfant est daltonien ou non. C’est notamment lorsqu’il commence l’apprentissage des couleurs que les premiers signes apparaissent. Par exemple, un enfant qui dessine souvent la pelouse en rouge, ou nomme une couleur différemment chaque fois, ou encore copie une peinture avec des tons opposés au modèle doit alerter le maître d’école et les parents. Il est alors possible de procéder à différents tests, dont le test d’Ishihara disponible sur Internet. Pour avoir l’avis d’un professionnel, le mieux est de consulter un ophtalmologue ou un orthoptiste.

Comment aider l’enfant daltonien à réussir sa scolarité ?

Étant donné que le daltonisme est héréditaire, il est jusqu’à maintenant impossible de le corriger. Toutefois, différentes solutions existent, à l’instar des lentilles de contact qui aident à mieux percevoir les différences d’intensité de couleurs. Dans tous les cas, la meilleure solution consiste à apprendre à l’enfant de vivre avec son état et de l’accepter. Un écolier daltonien a besoin du soutien de ses parents, qui doivent notamment chercher les méthodes qui pourront l’aider dans ses apprentissages. Pour qu’il puisse par exemple suivre normalement les leçons de géographie, de sciences ou de physique-chimie, il est judicieux d’étiqueter les crayons de couleur et les feutres par le nom des couleurs, ou encore de n’utiliser en classe, avec la contribution de l’enseignant, que des tons qu’il peut distinguer aisément.

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