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Le label « Ambition réussite » : pari gagné !

vendredi 6 mai 2011

Le label « Ambition réussite » : en quoi consiste-t-il ?

Les collèges et lycées estampillés du label « Ambition réussite » ont été mis en place par l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Gilles de Robien à la rentrée scolaire de 2006. Le but était de booster l’éducation des élèves de ces zones en difficulté, en injectant des moyens financiers colossaux. En effet, ces collégiens et lycéens issus des ZEP (zones d’éducation prioritaire) sont victimes d’énormes inégalités au niveau de l’éducation. Constatation faite par un rapport officiel que les politiques d’éducation n’étaient pas adaptées aux élèves des ZEP.

Ainsi, en 2006, les 249 collèges « Ambition réussite » ont été renforcés par 1000 enseignants et 3 000 assistants pédagogiques supplémentaires. De même, pour que les professeurs puissent effectuer le suivi des élèves un par un, le nombre d’élèves par classe a diminué, passant à 21,2 contre 26,4 dans les collèges ordinaires. Ce projet s’inscrit dans la continuité du plan de relance de l’éducation dans les zones dites « sensibles ». C’est ainsi que le label « Ambition réussite » répond aux besoins de ces étudiants issus des établissements de l’éducation prioritaire.

Le label « Ambition réussite » : quels sont les résultats ?

Le rapport officiel rendu public en janvier 2011 affirme que le concept est convaincant et que le bilan est encourageant. Comparés aux lycées et collèges ordinaires, ceux des réseaux « Ambition réussite » affichent des progrès. Les écarts se sont réduits considérablement en ce qui concerne les redoublements, la maîtrise des compétences de base, notamment en français et en mathématiques ont augmenté. Cependant, il reste encore beaucoup d’efforts à faire pour que le niveau de ces étudiants soit le même que pour celui des étudiants en collèges et lycées ordinaires. Mais il est à noter que les initiatives entreprises par le gouvernement ont permis de réduire considérablement les inégalités.

Ainsi, l’ajout des enseignants et assistants pédagogiques supplémentaires a permis un meilleur encadrement des élèves, une dynamisation de l’éducation au sein des collèges et lycées et surtout un meilleur suivi individuel. Cela permet donc d’aider à combler les lacunes des élèves, et de leur donner de meilleures chances de réussir dans leurs études, mais aussi dans la vie active. En 2009, on comptait 260 000 écoliers et 122 700 collégiens, soit 5 % des élèves dans les RAR. Jusqu’à aujourd’hui, de nombreuses écoles continuent de bénéficier de ce label.

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