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Le tâtonnement expérimental et la méthode naturelle de Freinet

lundi 19 mars 2012

Le tâtonnement expérimental de Célestin Freinet

Développé en 1943 par Célestin Freinet, le tâtonnement expérimental constitue un axe pilier de sa théorie qui met en valeur l’importance de la liberté dans l’éducation des enfants. Selon lui, nous sommes naturellement expérimentateurs et c’est en faisant des expériences que nous pouvons nous développer. Dès notre plus jeune âge, notre vie est une alternance de succès et de réussites. Les enfants, lorsqu’ils veulent surmonter une situation, adoptent dans un premier temps une hypothèse. Cette hypothèse peut être exprimée de différentes manières, par le dessin, des gestes ou verbalement. Après avoir procédé à sa vérification à l’aide d’une expérience, l’enfant peut donc soit la valider, soit la rejeter. Ce rejet va entrainer l’adoption d’une nouvelle hypothèse jusqu’à ce qu’il parvienne à obtenir un résultat satisfaisant.

La méthode naturelle de Freinet

Découlant directement de ce même principe, la méthode naturelle quant à elle, n’a été développée par le pédagogue que vers 1947. Les enfants savent parler sans que personne ne leur apprenne, ils savent marcher, se tenir debout parce que c’est dans leur nature d’apprendre. D’après Freinet, les enfants possèdent un autodidactisme qui leur permet de créer eux-mêmes leurs connaissances. Par ailleurs, s’appuyant sur le tâtonnement expérimental, l’auteur affirme que c’est en essayant de marcher que nous savons marcher et c’est en dessinant que nous savons dessiner. De ce fait, l’expérience tient alors une place fondamentale dans la théorie. Certainement, les premières tentatives sont rarement fructueuses, mais à force de répétitions, il est possible de parvenir à l’objectif.

La place de l’enseignant dans la méthode Freinet

Bien que les enfants possèdent une faculté d’autoapprentissage, l’enseignant tient tout de même une place importante dans leur évolution. En effet, le développement cognitif d’un étudiant dépend grandement de sa motivation à apprendre. Ainsi, le rôle de l’enseignant est de donner l’envie d’apprendre à son élève. D’après des analyses, plusieurs facteurs peuvent influer sur la curiosité d’un apprenant : les activités proposées, les sanctions, les récompenses, mais aussi sa passion vis-à-vis de la matière enseignée font partie des plus déterminants. De ce fait, motiver un élève nécessite une intervention des professeurs à plusieurs niveaux. Dans le même temps, la méthode à appliquer devrait être aussi différente selon la matière et selon l’élève.

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