Accueil > Les programmes, la pratique et la méthodologie > Methodologie > Les étapes de l’apprentissage de l’orthographe

Les étapes de l’apprentissage de l’orthographe

vendredi 6 août 2010

Orthographe phonétique

Bien que la qualité de l’orthographe soit jugée d’après l’expression écrite, force est de constater que la première assimilation de l’orthographe commence par la phonétique. Autrement dit, c’est le sens de l’ouïe qui participe en premier lieu à l’élaboration des bases orthographiques. En faisant appel à l’orthographe phonétique ou phonologique, l’enfant apprend à associer une suite de consonance à une suite écrite où chaque son est associé à une syllabe. Suivant l’évolution et l’acquisition de l’orthographe phonologique, les syllabes ressembleront un peu plus à la véritable orthographe du mot en question. L’orthographe phonologique appartient plus au domaine du langage qu’à celui de l’écriture. Ainsi, les premiers signes peuvent ne rien avoir avec l’orthographe réelle, mais représentent simplement la traduction graphique des sons composant le langage. L’apprentissage de l’orthographe phonétique a lieu principalement lors des premières années de la scolarisation. C’est à cette période que l’enfant apprend à découper les syllabes et à situer les voyelles fortes ainsi que les accents.

Orthographe lexicale

Après l’acquisition des différents phonèmes (syllabes associées aux sons), l’enfant passe ensuite à l’apprentissage de l’orthographe lexicale. À cette étape, il apprend à faire la différence entre les terminaisons, les consonnes répétitives ou non (lapin prend-il un ou deux p ?) et les successions de voyelles régissant la prononciation (joyau, mais pas jouaiau). La mémoire visuelle est fortement stimulée pour mémoriser ces différentes formes lexicales. Par ailleurs, la langue française étant truffée de faux amis, cette phase de l’apprentissage de l’orthographe sera plus laborieuse et ne sera effective que vers la quatrième ou la cinquième année de la scolarisation. À défaut d’une mémoire visuelle excellente, l’enfant doit s’appliquer à réécrire les mots et à se rappeler leur orthographe lexicale. Seule une application continue et systématique pourra accélérer ce processus d’apprentissage de l’orthographe lexicale. Les homonymes constituent un excellent exercice pour tester le niveau d’acquisition du champ lexical. Bien entendu, la langue française ne s’apprend pas en un jour, mais un enfant sortant du préscolaire doit maîtriser les différents homonymes courants par exemple mer, mère et maire.

Orthographe grammaticale

La consolidation des acquis dans le domaine lexical s’effectue sur tout le secondaire. L’enfant dispose maintenant d’une assez grande expérience de la langue française pour pouvoir différencier les genres des mots (verbe, nom propre et nom commun, adjectif...), ainsi que la conjugaison des verbes. Il lui reste donc à perfectionner l’aspect grammatical de l’orthographe. Il s’agit essentiellement d’établir les accords entre le genre et le nombre de chaque mot constituant la phrase. Dans un contexte plus élaboré, il faut veiller à accorder les groupes verbaux et nominaux dans les phrases plus complexes. Arrivé à ce stade, l’exercice, mais aussi la lecture compte parmi les meilleurs moyens pour assimiler l’orthographe grammaticale. L’exercice permet de se rappeler l’orthographe directement à force de répétition tandis que la lecture renforce la mémoire visuelle en reconnaissant le mot dans une phrase complète. La lecture élargit également le champ lexical et introduit de nouvelles notions plus élaborées notamment les expressions idiomatiques, les tournures et la sémantique.

Répondre à cet article