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Quand et comment donner des punitions ?

mercredi 11 août 2010

Les punitions consistent à définir des balises

Les enfants ont une conception légèrement différente du bien-être par rapport aux adultes. Généralement, ils ne peuvent se sentir bien dans leur peau que si les grandes personnes répondent à leurs exigences. En effet, la plupart des enfants veulent se convaincre qu’ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent et obtenir tout ce qu’ils souhaitent dans l’immédiat. Ils construisent ainsi leur personnalité, en estimant que toutes les attentions doivent être focalisées sur eux. Cependant, les parents ont le devoir de modérer ces principes pour que les enfants puissent intégrer convenablement la société et recevoir les instructions essentielles à leur développement. En d’autres termes, ils doivent imposer des limites et définir les interdits.

Néanmoins, les enfants construisent leur personnalité à partir de leurs vécus et ont une tendance naturelle à toujours franchir les interdits. Dans ces cas là, notamment lorsque les règles prédéfinies n’ont pas été respectées, les punitions sont utiles car elles servent à conforter les interdictions. C’est une manière, pour les parents, d’inculquer aux enfants les bonnes bases pour vivre en harmonie avec la société, et affronter efficacement la vie professionnelle plus tard. Les limites et les interdits étant compris par les enfants, ils sont également plus aptes à recevoir une multitude d’instructions tout au long de leur vie scolaire. En outre, grâce aux sanctions, les enfants sont libérés de leur culpabilité, mais pour cela, les parents doivent trouver les bonnes manières pour punir.

Comment les punitions doivent-elles être attribuées ?

Les sanctions ne doivent jamais être délibérées, mais doivent au contraire être bien fondées. S’il appartient aux parents de trouver les punitions adéquates à chaque situation, ils doivent cependant se conformer à certains principes essentiels, tout en respectant l’équilibre affectif et psychologique de leurs enfants. Premièrement, décevoir les parents et ne pas répondre à leurs critères de l’enfant idéal ne doivent pas, en aucune manière, être considérés comme une faute, et ne justifient donc pas une sanction. Les sanctions ne seront données que suite à un non-respect des règles pré-établies et suivant les accords passés avec les enfants.

En outre, une punition est plus efficace et justifiée si elle intervient juste après la faute commise et non différée. La sanction doit être proportionnelle, et tenir compte de l’importance de la « bêtise » et de l’âge de l’enfant. Une grande punition doit donc être la conséquence d’une grande faute et inversement. Dans tous les cas, il faut que la sanction soit réalisable, ne provoque pas l’angoisse chez l’enfant et ne porte pas atteinte à ses besoins fondamentaux et ses loisirs : nourriture, sommeil, fêtes, vacances... Les santions ne doivent pas non plus être violentes ni humiliantes. Par ailleurs, amener l’enfant à réparer lui-même ses torts lui apprend à se relever, et récompenser ses efforts l’encourage à s’améliorer chaque jour.

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