Accueil > Les programmes, la pratique et la méthodologie > Les formules adaptées à votre enfant > Que savez-vous de la graphothérapie ?

Que savez-vous de la graphothérapie ?

mardi 8 février 2011

Graphothérapie : définition et objectifs

La graphothérapie est une thérapie spécialement destinée aux enfants, apparue vers la seconde moitié du XXe siècle. Médecins, éducateurs, psychologues et neurologues appuient son importance, car par définition, c’est un traitement visant à aider les enfants ayant des problèmes de dysgraphie ou trouble de l’écriture à les surmonter. En effet, les enfants victimes de dysgraphie présentent une qualité médiocre de leurs écritures même s’ils ne sont pas vraiment mauvais en classe... L’aisance, la rapidité et la lisibilité de l’écriture sont perturbées et non pris en charge, cela peut les amener à des difficultés scolaires importantes.

L’objectif principal de la graphothérapie est alors la prévention des difficultés scolaires causées par une mauvaise écriture : mal assimilation des cours, mal interprétation des énoncés, etc. Éviter qu’elles ne conduisent à un véritable échec scolaire. Elle agit pour renforcer en quelque sorte, les capacités d’apprentissage de l’écriture chez l’enfant, pour l’aider et le guider à récupérer les soi-disant "fonctions graphomotrices " détériorées. La thérapie corrige alors les postures, les positions et la maitrise du geste. Bref, elle conduit l’enfant vers le plaisir et l’amour de l’écriture.

Graphothérapie : déroulement d’une séance

La graphothérapie s’adresse donc aux enfants et parfois aux adolescents qui ont de mauvaises écritures, qui ont mal quand ils écrivent, qui ont des écritures illisibles et tout autre problème lié à l’écriture, gênante et remarquée par les parents et les enseignants. Toutefois, seul le graphothérapeute peut évaluer le vrai problème pour chaque enfant. Aussi, un bilan graphomoteur est-il effectué dès l’apparition des premiers signes. Ce bilan commence par un entretien avec le spécialiste pour parler des manifestations du trouble proprement dit, ensuite s’en suit une comparaison des écritures avant et après les manifestations du trouble, suivi par une pratique pour vérifier la tenue d’un stylo, puis se termine par un test de vitesse.

Ce bilan graphomoteur fini, le spécialiste donne le résultat du bilan et détermine les traitements à suivre. Généralement, il s’agit donc de rééducation, mais aussi étonnant que cela puisse paraitre, elle n’est pas directement liée à l’écriture, mais plutôt au dessin. Car, la graphothérapie travaille sur la souplesse et l’aisance dans le geste. Cette souplesse acquise, le patient apprend à tenir un crayon de la façon qui la mette à l’aise. Bref, les séances chez le graphothérapeute aident un enfant au niveau de l’écriture, mais bien plus encore, elles peuvent lui apprendre des techniques de détente très simples. De nos jours, on ne suit plus ce genre de thérapie pour les difficultés d’écriture, mais plus pour des problèmes affectifs. Il faut dire que petit et grand y trouvent son bonheur !

  • Le 15 février 2011 à 13:18, par BBernadet

    Très bon article pour parler de la graphothérapie et faire découvrir cette profession récente. Je voulais juste préciser aussi que certaines techniques de graphothérapie (comme la graphothérapie Approche Plurielle) permettent aussi de pouvoir orienter les enfants dysgraphiques vers d’autres professionnels (neuropsychologues, orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes, orthoptistes, etc...)quand on soupçonne, par des petits tests, que le trouble de l’écrit peut venir d’un autre trouble d’apprentissage comme dyslexie, dyspraxie, TDA/H....
    Merci en tout cas de parler de ce beau métier que j’exerce avec passion

    Répondre à ce message

Répondre à cet article